Le bilan de ma situation en 2009 n'était pas très brillant.
Mariage en naufrage, divorce en cours.
Carrière sabordée, avenir incertain.
Il ne me restait qu'à recommencer.
Déjà, à m'aimer.
En me demandant si je pouvais être aimée...
Je souris souvent quand les Pontes du BDSM se donnent des origines antédiluviennes.
Ils sont nés comme ça, à 5 ans ils maniaient le fouet et à 10 ils faisaient leur premier shibari.
Ou alors ils ont une histoire in-croy-able digne du Chateau d'O, en oubliant un peu vite le retour à Roissy...
Rien de tout ça ici.
Alors oui bon...Je pourrais dire que la lecture de "Les messieurs fessés" de Sacher-Masoch à 14 ans a semé la graine, qu'enfant j'ai eu un trip sur Jésus et sa manie de tendre l'autre joue et que ma meilleure copine m'en avait déja parlé à l'adolescence ...
Mais c'est un peu facile de réécrire l'histoire à la sauce édulcorée du présent.
Pour moi le déclic s'est fait sur Meetic.
Pas très romantique.
Mais efficace.
J'étais donc un peu paumée avec le besoin de séduire, de me sentir "baisable" pour commencer.
Alors Meetic, c'était tout indiqué.
Et ça m'a fait du bien. Objectif réussi.
J'ai croisé un profil qui m'a parlé de soumission.
Il était vraiment mignon alors j'ai joué le jeu.
Quelques échanges, puis le silence de sa part.
Tant pis...Tant mieux ?
J'ai taillé ma route vers ce que j'allais connaître sous l'acronyme de BDSM
Cet échange avait eu le mérite de réveiller quelque chose, le début de la faim.
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